| 21 ème commémoration de l'assassinat de Mulud MAMERI |
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Le soleil et la Kabylie étaient présents à ce rendez-vous historique qu’est la 21ème commémoration de l’assassinat de Mulud MAMERI, père de notre révolution identitaire et culturelle Du haut du ciel, ils nous témoignent et entretiennent notre mémoire pour l'éternité, à leur tête Dda LMULUD. Jusqu'à quand allons-nous accepter de nous laisser assassiner sans réagir ? Jusqu'à quand allons-nous nous faire dénigrer sans prendre les mesures qui s’imposent ? Tenons-nous à nos vieux principes et à notre morale séculaire. Ne prônons-nous pas dans nos adages que « qui te fuit d’une coudée éloigne-t’en d’un pied »? Allons-nous continuer de subir et toujours tout en nous cantonnant dans cette léthargie qui est l'expression d'un manque de dignité? C'est, de toute évidence, une forme de lâcheté de notre part et une inconformité par rapport à nos traditions dont le modèle est aussi bien la révolte contre le colonialisme (1954-1962), la révolte contre le néocolonialisme algérien (1963-1964 avec le FFS), la révolte du éprintemps berbère de 1980 dont Dda Lmulud était à l'origine, le boycott scolaire, de 1994-95, la révolte ayant suivi l'assassinat de Matoub Lounes en 1998, ou enfin la révolte du "printemps noir" en 2001. Nous ne devons plus nous taire ou nous laisser faire par un pouvoir antikabyle et raciste. Le peuple kabyle mérite reconnaissance et consécration. C'est à l'occasion de ce trentième anniversaire du printemps de 1980 qui nous rappelle le serment fait à Dda Lmulud, ce 9e anniversaire du printemps noir qui nous rappelle le serment fait aux martyrs de ce récent épisode de notre histoire que nous avons le devoir de réagir. Allons tous marcher le 20 avril à Tuvirett, Vgayet et Tizi-Wezzu. Observons une grève générale le 20 avril 2010 pour que les marches soient grandioses et crier à la face du monde que la nation kabyle est en marche. Rester là impassible à rêver de meilleurs jours ne sera probablement pas une solution aux problèmes que connait notre chère kabyle, victime du régime algérien. Son sol, sa vie animale et vegétale pleurent et prient pour que ses enfants se décarcassent et soient les dignes héritiers de nos plus lointains ancêtres. GHERAB Abdellah |








